Le vieux port de Roscoff
Le vieux port de Roscoff est un lieu emblématique du patrimoine maritime breton, dont l’histoire reflète les grandes mutations économiques et sociales de la ville au fil des siècles.
Nos Activités
Avec une capacité d’environ 200 corps morts à l’année et 452 en pleine saison le Vieux Port de Roscoff accueille les plaisanciers dans un cadre unique offrant un abri sûr et un accès immédiat aux commerces.


Eau douce à quai
Électricité
Sanitaires
Défibrillateur
Service de rade à l’année avec le bateau du port.
Le Vieux Port de Roscoff est un lieu de travail pour 12 bateaux de pêche à l’année. Pour les amateurs de produits de la mer, plusieurs pêcheurs proposent de la vente directe dans un espace approprié futur. Pour suivre les arrivages et connaître les jours de présence ainsi que les produits disponibles, n’hésitez pas à consulter la page des pêcheurs du bateau AN DRO :
Roscoff Vieux port permet aux voyageurs de rejoindre l’Île de Batz. Chaque jour de l’année, des navettes régulières assurent la traversée (15 min). Les billets peuvent être achetés en ligne, à la billetterie sur le Vieux port (ouverture en haute-saison) ou directement sur le bateau.
Histoire du Vieux Port
Un carrefour maritime dès le Moyen Age. Ancien port d'échouage, Roscoff s'affirme dès le XVème siècle comme un point névralgique du commerce maritime régional. Sa position géographique en fait une escale privilégiée pour les échanges avec l'Angleterre et au-delà. Le dynamisme du port attire des navires de plus en plus importants, et c'est autour de lui que la ville va prospérer et s'embellir.

Les XVI et XVIIème siècles : le temps des privilèges commerciaux. Roscoff bénéficie alors d'une position unique en Bretagne : seul port de la région autorisé par décret royal à réceptionner les graines de lin en provenance de Riga (Lettonie), il s'inscrit dans la grande route européenne du lin. D'autres marchandises transitent par ses quais : vin, sel, rhum à l'import ; blé et toiles à l'export. Faisant du port un acteur incontournable du négoce maritime. C'est également à cette époque, en 1647, qu'un moine capucin introduit l'oignon rose depuis le Portugal, donnant naissance à l'une des cultures les plus emblématiques de la région.

Le XVIIIème siècle : corsaires et contrebande. Les conflits qui agitent l'Europe poussent les négociants roscovites à armer leurs navires. Entre 1702 et 1713 pas moins de 132 corsaires sont recensés à Roscoff. La ville devient également un port de contrebande réputé, spécialisé dans le trafic d'alcool, de tabac et de thé vers l'Irlande, l'ouest de l'Angleterre et l’Écosse, comme le souligne d'ailleurs l'article 19 du cahier de doléances de Lesneven en 1789. Cette activité perdurera jusqu'à la chute du Premier Empire, en 1815, marquant ainsi le début du déclin de l'activité portuaire
XIXème siècle : l'essor du maraîchage, un tournant économique. Roscoff se réinvente à partir de 1828 grâce au maraîchage. Pommes de terre, choux-fleurs, artichauts et oignons roses transitent désormais par le port vers les marchés britanniques insufflant une nouvelle vitalité économique à la ville.

Un port en constante transformation. Au tournant du XXème siècle, de grands travaux reconfigurent l'espace portuaire. Un premier terre-plein est aménagé en 1900, suivi de la construction du nouveau môle à partir de 1911. Ces chantiers successifs transforment profondément le rapport entre la ville et la mer ; les anciennes maisons d'armateurs, autrefois au bord de la grève, se retrouvent progressivement enclavées dans le tissu urbain. Le port s'étend tout au long du XXème siècle avec le quai Charles de Gaulle (1969), le quai d'Auxerre (1975) et la cale de la barge (1984). En 1964, le choix d'implanter un port en eau profonde sur le site du Bloscon ouvre un nouveau chapitre pour l'économie locale et son arrière-pays.

Pêcheurs et plaisanciers se côtoient sur ses quais et mouillages, tandis que les vedettes à destination de l'île de Batz embarquent leurs passagers comme elles le sont depuis des générations. Propriété de la Région Bretagne et géré par la Ville de Roscoff, le vieux port conjugue aujourd'hui respect de ce patrimoine exceptionnel et engagement environnemental, à travers sa démarche de certification Port Propre, engagé aussi pour la protection de son environnement naturel, notamment à travers la préservation des herbiers de zostère qui bordent son estran.

Un patrimoine à redécouvrir. Aujourd'hui, plusieurs bâtiments témoignent de ce riche passé maritime : l'ancien abri du canot de sauvetage, l'abri du marin ou encore l'ancien logement du gardien du phare reconverti en office de tourisme. Un circuit d'interprétation permet de retracer cette histoire. Le vieux port a su préserver son authenticité et son charme.
Vieux port de Roscoff
Informations
Lundi au samedi de 8h à 17h30
Permanence à l’accueil de 11h à 12h
Samedi de 9h à 12h
Permanence téléphonique capitainerie : 02.98.69.76.37
Portable capitainerie : 06.70.50.96.68
Retrouvez l’ensemble de nos tarifs en vigueur pour la saison 2026 sur notre page « Tarifs » :

